La discrimination a d'abord été identifiée comme une réduction arbitraire des droits, contraire à l'égalité en droit, et induisant une dévalorisation de certains groupes d'humains.
Mais une fois une discrimination, par définition « négative », objectivement observée, il peut y avoir la nécessité d'une action de rééquilibrage, appelée par certains « discrimination positive ».
La discrimination est l'action qui consiste à différencier les éléments d'un ensemble au moyen d'un ou plusieurs critères afin de pouvoir appliquer un traitement spécifique à chaque sous-ensemble ainsi constitué.
En théorie économique, la discrimination désigne l'action d'un agent qui module son offre (de travail, de bien) en fonction des caractéristiques connues ou supposées des autres agents. Le cas le plus courant est celui de la discrimination par les prix.
Si vous préférez un jeune salarié à un vieux, plus expérimenté, du fait que ce dernier coûterait trop cher, vous tomberez sous le coup de la loi. Si vous licenciez un salarié du fait qu'il se transforme d'homme en femme, vous serez également condamné...Ou encore, si vous refusez d'engager quelqu'un qui souffre du cancer ou du sida, parce qu'il risque d'être souvent absent pour cause de maladie...
Il s'agit d'une législation extrêmement contraignante, pour laquelle tous les coûts et les désavantages sont à charge de l'employeur.
On peut comprendre que l'Etat souhaite lutter contre certaines discriminations, mais c'est alors à lui de supporter le coût d'une telle politique.
Mettre tous les coûts sur le dos des employeurs constitue un impôt déguisé.
Toute discrimination telle que définie ci-dessus sera dorénavant interdite dans toutes les activités sociales ou économiques.
La victime d'une prétendue discrimination pourra saisir directement le tribunal compétent pour obtenir, en référé, et sous astreinte, la cessation de la discrimination. Le juge pourra en outre faire publier son jugement par toute méthode qu'il juge utile aux frais du contrevenant.
Une révolution : la charge de la preuve est inversée. C'est-
à-dire que l'employeur est présumé coupable et qu'il doit prouver qu'il n'est pas coupable. C'est contraire à tous nos principes juridiques. De plus, selon le Conseil d'Etat « prouver une absence de discrimination risque d'être particulièrement difficile, surtout lorsqu'est invoquée la discrimination indirecte qui permet de suspecter une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre
On pourra présumer une discrimination sur base de statistiques. Lorsqu'une entreprise ne comptera pas un taux suffisant de femmes, de nouveaux belges, de non belges, d'Extra-Européens, d'homosexuels, de célibataires ou de mariés, de riches ou de pauvres, de jeunes ou de vieux, de musulmans, d'orthodoxes ou d'athées, de malades ou d'handicapés, ou de personnes atteintes d'une caractéristique physique particulière, bref, si l'entreprise n'est pas le reflet exact de la société, il y aura présomption de discrimination
En conséquence, les employeurs ne pourront plus engager de la main d'œuvre en fonction de ce qu'ils estiment utile pour leur entreprise, mais devront veiller à obtenir une représentation exacte de toutes les minorités protégées. Il leur sera bien difficile de se fonder sur des critères toujours subjectifs de compétence pour justifier leur choix. Les travaux préparatoires de la loi citent même une industrie sise à Forest – l'usine Volkswagen pour ne pas la citer – comme cible de la loi, car celle-ci emploierait quasi exclusivement des Belges.
Outre les statistiques, on pourra confondre les employeurs à l'aide de « tests de situation ». Pour parler en termes clairs, il s'agit de provocation policière : on envoie par exemple deux acteurs, un bon Belge et un candidat exotique, pour faire semblant de solliciter un emploi. En réalité pour provoquer l'infraction de discrimination : si vous engagez le bon Belge, vous êtes en faute. On fait constater cela par huissier et hop, le méchant employeur est pris la main dans le sac et traduit devant les tribunaux...
Mais cela ne s'arrête pas là, la loi s'applique également aux promotions, aux licenciements, aux conditions de travail... Etc. Si vous causez préjudice à un membre des minorités protégées par la loi, ce sera à vous de prouver que votre décision est justifiée par des motifs acceptables qui n'ont rien à voir avec l'appartenance à une des catégories visées par la loi. Et durant toute la procédure, il sera interdit de licencier ou de modifier les conditions de travail du plaignant, à moins de prouver que c'est pour un motif qui n'a rien à voir avec sa plainte.
L'employeur pourra se voir forcé à réintégrer le salarié licencié, à lui payer la rémunération perdue, et à verser les cotisations y afférentes. En cas de refus, l'employeur devra dédommager le plaignant, avec un minimum de six mois de salaire brut.
En outre, l'employeur est tenu de payer la même indemnisation (minimum six mois de salaire brut), lorsque la juridiction déclare les faits de discrimination établis, lorsque le salarié rompt lui-même son contrat d'emploi pour motif de discrimination, ou lorsque l'employeur a licencié le salarié pour motif grave et que ce licenciement est jugé non fondé et discriminatoire par le tribunal.
Tirez-en vous-même les conclusions... Mais, il y a fort à parier que cette nouvelle législation n'aidera guère les employeurs à créer de nouveaux emplois. Il faut en effet être fou dans de telles conditions pour encore risquer d'engager un salarié : qui que vous engagiez, vous risquez de graves problèmes. N'est-ce pas le but des politiciens : maintenir les « travailleurs » en état de dépendance grâce au clientélisme social?

